Jodo

Le JO DO

Chose assez paradoxale dans les arts martiaux, le jodo (voie du bâton) est né d’une défaite… Au XVIIème siècle, un samurai – de l’école Tenshin Shoden Katori Shinto, très célèbre à cette époque – Muso GONOSUKE fut défait en duel par le génie du sabre japonais Miyamoto MUSASHI, auteur du fameux traité sur la tactique Gorin no Sho (livre des cinq roues).
Désirant effacer cette humiliation, Muso GONOSUKE se retira sur le Mont « Honman » dans la région du Kyushu (sud du Japon situé près de la ville de Fukuoka). Après de longues méditations et, à la suite d’une vision, il créa et codifia le jojutsu. La tradition veut que la deuxième rencontre du jo et du sabre se termina par la victoire du jo. C’est de cette période que date le début de la renommée du Jo.

Dans le cadre de l’entraînement, le jodo se travaille à deux, l’un utilisant le jo, bâton de 1m28, l’autre un sabre en bois (bokken ou tachi). La pratique comprendra des kihon (techniques répétées) exécutés seul ou à deux, et des kata (enchaînements de techniques correspondant à un scénario de combat). La pratique se faisant sans protection, il n’y a pas de combats libres.

Le jodo en France

Les pratiquants licenciés de jodo sont rassemblés au sein du Comité National de Kendo (CNK), lui-même rattaché à la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées (FFJDA). Cette structure rassemble également le kendo, le iaido, le naginata et le sport chambara.

Tous pratiquent la série de kata fédéraux dite seitei jo. Il s’agit d’un groupe de douze formes qui synthétisent un certain nombre de techniques de jodo communes aux différents styles. En effet, la plupart des pratiquants apprennent également un koryu, ou école ancienne. La série fédérale permet aux pratiquants de nombreuses écoles de se rassembler lors des stages, des compétitions ou des passages de grade.

Conditions et matériel demandé

Le jodo peut s’adresser à tous, hommes ou femmes, à partir de quinze ans. Il ne demande pas de capacités physiques particulières, elles sont acquises au cours de la pratique.
Le cours s’organise de façon traditionnelle, avec un professeur assisté des plus anciens élèves. Un certain engagement dans la pratique est nécessaire ; notamment l’assiduité et le sérieux pendant le cours sont exigés : ce sont les conditions indispensables au progrès et au maintien de la sécurité de tous.

La tenue pour la pratique du jodo comprend une veste japonaise (keikogi) et une jupe-culotte (hakama). Elle n’est pas indispensable dès les premiers cours, pour débuter une tenue simple et ample peut faire l’affaire. Le jodo se pratique avec un jo de 1m28, de préférence en chêne blanc, et un sabre en bois ou bokken. Lors des premiers cours, le club est en mesure de prêter quelques armes.

Le club permet de participer à un cours d’essai. Il est indispensable d’amener avec soi un certificat médical d’aptitude à la pratique des arts martiaux.

Pour conclure, on retiendra que le jodo apporte beaucoup pour le développement des réflexes, du « coup d’oeil » ainsi que de la maîtrise de soi.